Je me souviens... c'était une nuit, je ne sais plus quand exactement, j'ai ressenti ta peine, j'ai ressenti ta douleur et je m'en suis voulue de ne pas avoir pu la prendre pour moi, la prendre sur moi. Impuissante face à tes souffrances, j'ai haï la vie pour t'avoir choisie toi. Pourquoi toi et pas moi, toi si courageuse et rieuse, et moi si inutile et inconsciente. Je sais que plus de temps n'aurait rien changé, moins de souffrances ne t'auraient pas sauvée. Mais pourtant je m'obstine à croire que ça aurait fait toute la différence. Ca aurait peut-être eu un effet papillon quelconque qui t'aurait protégée.
Il n'empêche que cette nuit je t'ai comprise, je t'ai sentie au plus profond de moi. Alors ne cherche pas à me cacher des choses, à me mentir, à prétendre que tout va bien. Je lis dans tes pensées comme je devine les siennes et anticipe les siennes. Moi au final je suis ta s½ur de silence, ta s½ur qui te ressemble sans vraiment être toi, un reflet déformé. Et je me souviens aussi de ce qu'elle disait : « on est tous semblables tout en étant différents ».
Tu sais tout ce que j'espère pour toi, et plus que tout j'espère qu'un jour tu arriveras à pardonner, à pardonner à la vie, et surtout il ne faut pas que tu t'en veuilles d'exister ; je sais que notre plus grand rêve si un jour on bascule dans l'oubli, c'est que quelque chose nous survive, que les autres continuent de penser et de rêver de nous sans haine, honte, crainte ou regret, c'est ce qu'on voudrait tous. A quoi servent les combats des morts si ce n'est pour qu'on s'en serve comme exemple et leitmotiv ? Surtout les gens qui connaissent nos secrets.
Peut-être. C'est bien ça le problème ; rien n'est moins sûr. Peut-être aussi que ça aurait été plus difficile de te quitter, plus difficile de te laisser partir, plus difficile de ne pas souffrir. Quelque fois on espère mieux sans se dire que ça aurait pu être pire.
Il n'empêche que cette nuit je t'ai comprise, je t'ai sentie au plus profond de moi. Alors ne cherche pas à me cacher des choses, à me mentir, à prétendre que tout va bien. Je lis dans tes pensées comme je devine les siennes et anticipe les siennes. Moi au final je suis ta s½ur de silence, ta s½ur qui te ressemble sans vraiment être toi, un reflet déformé. Et je me souviens aussi de ce qu'elle disait : « on est tous semblables tout en étant différents ».
Tu sais tout ce que j'espère pour toi, et plus que tout j'espère qu'un jour tu arriveras à pardonner, à pardonner à la vie, et surtout il ne faut pas que tu t'en veuilles d'exister ; je sais que notre plus grand rêve si un jour on bascule dans l'oubli, c'est que quelque chose nous survive, que les autres continuent de penser et de rêver de nous sans haine, honte, crainte ou regret, c'est ce qu'on voudrait tous. A quoi servent les combats des morts si ce n'est pour qu'on s'en serve comme exemple et leitmotiv ? Surtout les gens qui connaissent nos secrets.
Je t'aime, merci d'être entrée dans ma vie.


